Le nouveau Risk Manager 2.0 (Partie 2)

10 March 2017
Nicolas Faucheur

Comme nous l’avions expliqué dans notre dernier post, le lancement de ‘Darwinex Reload’ apportera d’importants changements aux fonctionnalités du Risk Manager.

Comme vous le savez, sur Darwinex, le Risk Manager est l’un des piliers, contrôlant le risque de l’investisseur indépendamment de celui du trader, et permettant de normaliser les DARWINs sur un risque statistique similaire.

Le défi technique derrière le Risk Manager est important: il doit pouvoir contrôler tout type de stratégies, dans tout type de marchés… et cela dans un temps quasi-instantané afin de minimiser le slippage entre le moment où le trader ouvre sa position, et le moment où elle est répliquée pour l’investisseur.

En plus des annonces faites lors de notre dernier post,  ‘Darwinex Reload’ sera accompagné d’un changement significatif au niveau du Risk Manager.

La période de référence servant au calcul de la VaR sur la stratégie sous-jacente

Le Risk Manager opère principalement deux ajustements sur le levier des investisseurs vs. celui des traders. Selon si le risque du compte évolue de façon proportionnelle au levier des trades sous-jacents, le Risk Manager appliquera le premier ajustement en fonction de la VaR de la stratégie sous-jacente, pour atteindre la VaR cible des investisseurs.

Levier Investisseur  = Levier stratégie * VaR (cible)/ VaR (stratégie)

Si la stratégie sous-jacente maintient une VaR stable sur une longue période; avec juste ce premier ajustement, elle atteindrait le niveau souhaité de VaR pour les investisseurs.

Toutefois, le risque du trader est habituellement instable, il est donc nécessaire que nous ayons un deuxième ajustement pour les situations dans lesquelles le trader outrepasse son levier habituel. Nous expliquerons ce second ajustement dans un autre post.

En se concentrant sur cette formule (en supposant que le trader maintienne son effet de levier d’une manière stable), l’effet de levier des investisseurs est étroitement aligné sur le calcul de la VaR de la stratégie sous-jacente.

Pour son calcul, évidemment, nous devons nous baser sur l’historique opérationnel du trader. Le grand dilemme est, combien d’historique avons-nous besoin comme référence? La réponse est simple: elle doit prendre une période de temps qui engloberait tous les cycles normaux de l’effet de levier de la stratégie. Cela semble facile, mais le calcul est complexe.

Par exemple, nous allons analyser deux stratégies différentes.

Stratégie 1 Strategy 1 La première stratégie illustre une régularité dans l’effet de levier, le nombre d’opérations mensuelles et la durée de ces opérations. C’est-à-dire, en prenant l’historique du dernier mois de trading, nous obtiendrions une base représentative de ce que nous pouvons espérer que ce trader ferait dans le mois suivant.

Les cycles de levier sont courts, donc la valeur VaR serait toujours très similaire (indépendamment de l’historique que nous avons pris comme référence pour ce calcul). Stratégie 2 Strategy 2Contrairement à la stratégie précédente, la Stratégie 2 cause plus de difficultés dans le choix de la période de référence pour le calcul de la VaR car il a des cycles de levier plus longs. La stratégie, malgré l’apparence d’un premier coup d’œil, négocie avec discipline dans sa gestion des risques, même si l’effet de levier est très erratique. Cette stratégie comporte de longues périodes d’effet de levier similaire sur les deux mois. Au cours de cette période, on constate que le trader a apparemment un risque maximal défini (effet de levier) qui ne dépassait pas le niveau approximatif de 30.

Pour ce deuxième cas, si nous prenions des valeurs inférieures à deux mois pour le calcul, La valeur VaR varierait beaucoup. En revanche, si nous prenions des valeurs supérieures à deux mois, la VaR serait beaucoup plus stable, en tenant compte des pics d’effet de levier de l’utilisateur. La VaR obtenue serait beaucoup plus élevée mais, en même temps, représentative de la façon dont la stratégie se comporte.

De 21 à 45 jours de référence

Jusqu’à présent, le calcul de la VaR a considéré une période de 21 jours sur lesquels le trader a des positions ouvertes. C’est-à-dire, par exemple, que si le trader opère une journée sur deux, il serait considéré comme un historique de 42 jours. Cette période de temps a été jugée insuffisamment représentative et nous avons donc décidé de porter cette période de référence à 45 jours (soit plus du double de ce que nous utilisions).

Les principaux effets de ce changement sont:

1) la VaR est un peu plus élevée que la normale, mais plus stable pour chaque stratégie. Cela peut entraîner une baisse de rentabilité sur certains DARWINS.

2) La courbe du DARWIN est beaucoup plus proche de la stratégie sous-jacente, ce qui est principalement ce que nous recherchons avec ce changement.

A partir de là, la question pourrait se poser de savoir pourquoi nous ne choisissons pas une plus grande période de temps, ou pourquoi ne pas adapter le temps selon les différents styles de négociation.

La réponse est que: plus la période de référence est grande, plus la VaR sera élevée et moins la courbe VaR sera sensible aux changements comportementaux de la stratégie sous-jacente.

Sur la base des différentes études et analyses de notre équipe Quant, 45 jours constituent la période de référence optimale pour calculer la VaR sans entraîner une perte de rentabilité significative sur le DARWINS.

D’autre part, nous avons rejeté l’adaptation de la période de référence de chaque type de style de négociation, car cela ralentirait le processus de calcul de la VaR (et par conséquent la fonction du DARWIN Risk Manager en temps réel). En outre, nous comprenons que les critères doivent être uniques, afin d’éviter des résultats distincts entre différents DARWINS.

Un troisième poste sur le Risk Manager est en cours!

Comme toujours, sur info@dariwnex.com nous sommes disponibles pour toute question!!