Brexit & FCA régulation

Comme vous le savez sûrement, le Royaume-Uni a voté sa “sortie” de l’Union Européenne lors du référendum la semaine dernière.brexit-800x500Beaucoup de clients non Britanniques se demandent alors quelles sont les implications concrètes au niveau des relations avec des compagnies réglementées FCA (UK) telles que Darwinex, qui utilise un passeport MiFID afin d’opérer dans les pays de l’UE. Personne ici ne possède boule de cristal, mais ce que nous savons aujourd’hui est:

  1. A court-terme, jusqu’à nouvelle instruction, rien ne change!
  2. A moyen-terme, 3 scénarios s’offrent à nous:
    1. Bregret: Le Royaume-Uni décide que le résultat du référendum n’a pas été concluant et fait marche arrière
    2. Divorce à l’amiable: les négociations UK – EU font en sorte de minimiser les changements – pas d’impact sur les activités d’investissement.
    3. Amertume: les négociations UK – EU tournent au vinaigre, et le Royaume-Uni “sort”.

Bregret

Alors que le résultat du référendum a préféré la “sortie”, le résultat était étroit (51,9% contre 49,1%) et sans surprise, un débat a émergé concernant la légitimité d’une si faible majorité, compte-tenu des implications potentielles d’une telle décision.

Au moment où nous écrivons, au Royaume-Uni d’invoquer formellement l’article 50 du Traité de Lisbonne pour demander sa sortie de l’UE. David Cameron a démissionné et remis sa décision d’un nouveau leader Conservateur – un successeur qui ne sera probablement pas connu avant Octobre 2016. Beaucoup de choses peuvent se passer d’ici là …

Divorce à l’amiable

Le Royaume-Uni invoquant l’article 50, il n’en demeure pas moins que:

  1. Londres est actuellement l’incontestable capitale financière de l’Europe
  2. Beaucoup d’institutions financières en UE avaient déjà assez d’inquiétudes à gérer, avant le Brexit
  3. Dans l’éventualité d’un Brexit, la plupart des “participants” on plus à perdre en abandonnant le statut actuel, qu’ils n’ont à gagner sur la mise en place d’une nouvelle organisation

Les deux côtés savent également que:

  1. Le Royaume-Uni sait qu’il ya énormément d’emplois à risque dans le sud de l’Angleterre si Londres (et la FCA) perd son statut de premier plan
  2. L’UE sait que les banques européennes ne peuvent se permettre de se lancer aujourd’hui sur un grand projet de “construction”, à la recherche d’une nouvel hébergement de leurs activités de marchés de capitaux

Ce qui signifie: la voie la plus simple serait d’échanger le tout pour le tout, et que tout reste pareil. The Markets in Financial Instruments Directive (MiFID) est la legislation directrice harmonisant la régulation pour les services d’investissement… dans la zone économique européenne, comprenant les 28 états membres plus l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein. Si vous demandez à un humble CEO, quitter le MiFID et l’appliquer aux 27 états membres, plus UK, Islande, Norvège et Liechtenstein devrait se passer sans douleur 🙂 Dans ce scénario, d’un point de vue régulation, il ne restera plus du Brexit qu’une recherche Wikipédia, et quelques semaines de secousses sur les marchés.

Amertume

“Restant” ou “Quittant”, le fait demeure que la majorité des citoyens du Royaume-Uni ont voté “oui” à quitter l’UE. Le Royaume-Uni a envoyé un message TRES clair à l’Union européenne, et ce message n’est pas passé inaperçu! Plusieurs dirigeants politiques en France, Pays-Bas, etc. ont prévenu d’un effet domino et de probables référendums “de suivi”. Cela pourrait tenter Mme Merkel d’entrer dans une position assez abrupte sur la négociation. Soyez dur avec les Britanniques pour combattre une affluence de référendums. Le prix à payer serait des négociations de divorce aigres entre le Royaume-Uni et de l’UE: les dirigeants européens pourraient alors se tirer eux-mêmes une balle dans le pied en tirant sur le Royaume-Uni (et blesser la City), car ce sont les banque européennes qui en souffriraient le plus.

Si les relations tournent vraiment aigres, et bien… des milliers d’institutions financières européennes – y compris à peu près toute la Fintech européenne et start-ups – chercheront une nouvelle base pour leurs activités réglementées avec passeport dans le reste de l’Union européenne. Ce sera une tâche énorme, avec des tonnes de temps perdu à des tâches autres que de servir les clients – ce qui implique une  LOOOONGGUE période de transition, dans un environnement incertain. Si cela arrivait, nous passerons notre temps à vous informer sur les évolutions, et nous muterons en un légalement- nouveau Darwinex, avec la même mission: servir les Traders & Investisseurs.

La voie tracée: EVOLUTION!

Brexit ou non, nous vivons encore dans un monde où moins vous possédez, et pires sont vos possibilités d’investissement. Donc, M. Cameron, Mme Merkel, M. Johnson & Mme Le Pen: aller de l’avant! Faîtes donc perdre du temps et de l’argent à tout le monde en modifiant de petits caractères en filigrane.

Pendant ce temps, nous allons continuer à ré-inventer le jeu de l’investissement: au moment où le nouveau Premier Ministre britannique sera seulement connu, et les banques de nommer leurs “comités Brexit”, nous aurons déjà mis à disposition une TONNE de fonctionnalités au service des investisseurs actifs.

Bregret, Brexit ou même la fin de l’Union européenne: l’impact du Brexit sur le mouvement des traders indépendants est résumé dans ce blog-post!

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